FESTIVAL DE MUSIQUE ANCIENNE DE LANVELLEC ET DU TRÉGOR

En Bretagne, depuis 1986, l'association des Rencontres Internationales de Musique Ancienne en Trégor propose une aventure musicale et patrimoniale sur les routes du Trégor historique, ancrée autour du dernier orgue authentique de l'anglais Robert Dallam (1653).

Présentation

Festival de Musique Ancienne de Lanvellec et du Trégor 

33e édition

« Encomium musices – L’éloge de la musique », telle est la thématique de l’édition 2019 du Festival, inspirée d’un recueil de gravures du 16e siècle. Tous les grands compositeurs sont convoqués pour vous procurer des émotions fortes : Bach, Gabrieli, Schütz, Palestrina, Machaut, Playford, Perti, Haendel, Charpentier, Purcell ou encore Lully. A l’affiche de cette 33e édition : neuf concerts avec les grands noms de la scène internationale, le lancement du 2nd Opus du label Lanvellec éditions, des visites du patrimoine…

billetterie@festival-lanvellec.fr 02 96 35 13 72 www.festival-lanvellec.fr facebook

Programme

Messe de Nostre Dame de Guillaume de Machaut / Ensemble Gilles Binchois
04/10/2019 20:30 > 22:00
Eglise Saint-Pierre, Tonquédec

Artistes

Ensemble Gilles Binchois

Direction : Dominique Vellard

Guilhem Terrail : alto
Roman Melish : alto
Dominique Vellard : ténor & direction
Vincent Lièvre-Picard : ténor
Giacomo Schiavo : baryton
Emmanuel Vistorky : baryton

Tarif

22€ / 20€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

Entre le 12e et le 13e siècle, le chant liturgique de l’église catholique connait une évolution majeure, on passe du chant monodique dit grégorien aux prémices de la polyphonie connue sous le nom de l’école Notre-Dame, du lieu où elle émerge, la cathédrale de Paris. Ce mouvement mènera au 14e siècle à l’Ars Nova, une nouvelle étape dans le développement du chant polyphonique. Un des principaux représentants n’est autre que Guillaume de Machaut. Sa Messe de Nostre Dame dédiée à la vierge est une pierre angulaire dans l’histoire de la musique ancienne. Il s’agit, en effet, de l’une des premières messes composées par un seul et même compositeur. L’Ensemble Gilles Binchois est La référence dans l’interprétation de ce chef-d’œuvre.

La polyphonie post-tridentine / Conférence de David Fiala
05/10/2019 17:00 > 19:00
Salle des Fêtes Norbert Le Jeune de Plouaret

Artistes

David Fiala : musicologue

Tarif

8€

En réaction à la diffusion de la Réforme de Luther, l’Eglise catholique romaine réunit entre 1545 et 1563 à Trente un vaste concile chargé de rénover l’institution et son dogme. Lors de débats théologiques sur la place de la musique dans le culte, des griefs contre la complexité de la polyphonie et des demandes de simplification du chant religieux s’exprimèrent. Le nom de Palestrina, figure centrale de la vie musicale romaine pendant plus de quarante ans, de 1551 à sa mort en 1594, est désormais étroitement associé à ces événements, certains récits l’ayant élevé au rang presque légendaire de « sauveur de la polyphonie ». Cette conférence reviendra sur ces faits et évoquera les caractéristiques de la musique « post-tridentine » de Palestrina et ses contemporains.

Une Pâques romaine vers 1590 / The Brabant Ensemble
05/10/2019 20:30 > 22:30
Eglise Notre-Dame, Plouaret

Artistes

The Brabant Ensemble

Direction : Stephen Rice

Sopranos : Helen Ashby, Kate Ashby, Lucy Cox, Eloise Irving
Altos : Emma Ashby, Sarah Coatsworth, Helena Cooke, Claire Eadington
Tenors : Ben Breakwell, Alastair Carey, David Condry, Christopher O’Gorman
Basses : James Arthur, Adrian Horsewood, Graham Kirk, David Stuart

Tarif

22€ / 20€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

La mort et la résurrection du Christ occupent une place centrale dans la foi chrétienne. La douleur et le chagrin cèdent la place à la joie et à l’espérance. Ces sentiments contradictoires vécus par les fidèles au moment de Pâques ont inspiré les plus grands compositeurs du 16e siècle. Les prémisses du mouvement baroque, consécutif au Concile de Trente, traduisent une exacerbation de ces passions. The Brabant ensemble, nous offre un programme illustrant cette dichotomie avec des œuvres sublimes du grand compositeur romain, Giovanni Pierluigi da Palestrina mais également de ses contemporains tels Tomas Luis de Victoria ou encore Jacques Arcadelt.

La Messe en si de Jean-Sébastien Bach / Conférence de Guillaume Kosmicki
06/10/2019 10:30 > 12:00
Salle de conférence de l’Espace Sainte-Anne, Lannion

Artistes

Guillaume Kosmicki : musicologue

Tarif

Entrée libre, sans réservation

La Messe en si mineur de J-S Bach (1685-1750) est une clé de voûte dont l’écriture s’étire sur une grande partie de sa vie. Si certaines pièces datent de sa première jeunesse, d’autres sont composées dans ses toutes dernières années (1747-1749), quand le cantor décide de compléter une Missa Brevis datant de 1733. Cette œuvre, réunissant des aspects catholiques et luthériens, peut être considérée comme une part importante de son testament musical.

Organisée en partenariat avec la Médiathèque de Lannion.

La Messe en si de Jean-Sébastien Bach / Ensemble Vox Luminis
06/10/2019 15:00 > 17:00
Carré Magique, Pôle National des Arts du Cirque en Bretagne, Lannion

Artistes

Ensemble Vox Luminis

Direction : Lionel Meunier

Sopranos : Zsuzsi Tóth , Viola Blache, Stefanie True, Victoria Cassano & Rachel Ambrose Evans
Altos : Alex Chance, David Van Laar, Adriana Mayer
Ténor : Philippe Froeliger
Basse : Lionel Meunier

Premiers violons : Tuomo Suni, Jacek Kurzydlo & Johannes Frisch
Seconds violons : Cynthia Freivogel, Birgit Gooris Nadine Henrichs
Alto : Wendy Ruymen
Violoncelle : Ronan Kernoa
Contrebasse : Benoit Vanden Bemden
Hautbois : Jasu Moisio, Christopher Palameta & Armin Köbler
Flûtes : Jan Van den Borre & Armin Köbler
Bassons : Isabel Favilla & Lisa Goldberg
Orgue : Bart Jacobs
Clavecin : Anthony Romaniuk
Timbales : Michael Juen
Trompettes : Rudolf Lörinc, Moritz Goerg

Et autres musiciens et chanteurs (distribution en cours)

Tarif

35€ / 32€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

Plus on étudie La Messe en si, plus semble évidente la recherche de la part de Bach d’une abstraction universelle. Une messe en latin dans un contexte luthérien allemand est en soi un choix ambivalent qui a donné à l’œuvre un caractère œcuménique. L’architecture de l’œuvre est unique et englobe une voûte et son contraire : l’ancien et le nouveau, l’objectivité grégorienne dérivée de la psalmodie et la forme baroque la plus contemporaine, les rythmes dansés et les voix angéliques. L’interprétation de Vox Luminis nous en révèle tout le message universel.

The Queen’s delight / Les Musiciens de Saint-Julien
11/10/2019 20:30 >
Le Patio, Ploulec’h

Artistes

Les Musiciens de Saint-Julien

Direction : François Lazarevitch
Solistes : Fiona McGown et Enea Sorini

Fiona McGown : mezzo-soprano
Enea Sorini : baryton, percussions, tympanon
Augustin Lusson : violon
Marie Bournisien : harpe baroque
Lucile Boulanger : viole de gambe
Éric Bellocq : archiluth, cistre
François Lazaevitch : flûtes, smallpipes & direction

Tarif

22€ / 20€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

Ce programme réunit toute la saveur et la richesse de la musique anglaise et du répertoire instrumental comme vocal qu’elle a inspiré en Europe aux 17e et 18e siècles. L’impulsion rythmique culmine, parfois obstinée, dans les grounds, jigs, contredanses et autres musiques à danser qui firent fureur et entraînèrent la publication du recueil de John Playford, The English Dancing Master, en 1651. Les Musiciens de Saint-Julien, familiers des sources anciennes d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, soulignent aussi l’aspect mélodique de ces danses devenues airs à chanter. Les voix chaleureuses de la mezzo-soprano Fiona McGown et du baryton Enea Sorini complètent un instrumentarium coloré. Enfin la légèreté du divertissement est partout présente dans ce répertoire, populaire parce qu’à l’époque pratiqué par tous mais aussi parce que célèbre bien au-delà de l’île.

Programme en cours de création.

Kleine geistliche Konzerte / Le Parlement de Musique
12/10/2019 20:30 > 22:00
Théâtre de l’Arche, Tréguier

Artistes

Le Parlement de Musique

Direction : Martin Gester
Solistes : Laureen Stoulig, Eugénie Warnier et Nathanaël Tavernier

Eugénie Warnier : soprano
Laureen Stoulig : soprano
Nathanaël Tavernier : basse
Stéphanie Pfister : premier violon
Bérangère Maillard : second violon
Annabelle Luis : violoncelle
Martin Gester : orgue, clavecin et direction

Tarif

22€ / 20€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

Heinrich Schütz (1585-1672) est considéré comme le père de la musique allemande. Il est allé étudier à Venise auprès de Giovanni Gabrieli (1557-1612) et restera dans la Sérénissime pendant près de quatre années. Il y retournera pour rencontrer Claudio Monteverdi (1567-1643) dont il assimilera le style récitatif. Il sera ensuite embauché par différentes cours dont celle de Dresde mais également celle du Danemark. Il trouvera refuge dans cette dernière pendant la terrible guerre de religion, la Guerre de Trente ans. C’est au cours de cette période danoise qu’il publiera les Symphoniae Sacrae I et II ainsi que les Kleine Geistliche Konzerte (Petits Concerts Spirituels). Le Parlement de Musique nous offre quelques-unes des plus belles pages de ces recueils.

La musique vénitienne au temps de Giovanni Gabrieli / Conférence de Jorge Morales
13/10/2019 10:30 > 12:00
Espace Steredenn, Lanvellec

Artistes

Jorge Morales : musicologue

Tarif

8€

La tradition musicale vénitienne atteint un sommet avec Giovanni Gabrieli (1557-1612), compositeur de musique sacrée destinée en grande partie aux cérémonies civiles et religieuses données à la basilique Saint-Marc. Gabrieli est également à l’origine d’un répertoire de musique instrumentale où s’épanouissent le style concertant et la polychoralité, musique qui égale en qualité et en sophistication la production de la même période. Cette conférence débutera par un aperçu général du paysage sonore vénitien de la fin du 16e siècle et du début du 17e siècle, puis elle donnera une brève présentation biographique du compositeur. Enfin, elle montrera, à l’aide de quelques exemples musicaux, le rôle de ce musicien dans le renouveau musical à Venise à travers le triomphe de la musique sacrée.

Trionfi Sacri, condottiere francesi in Venezia / La Guilde des Mercenaires
13/10/2019 15:00 > 16:30
Eglise Saint-Brandan, Lanvellec

Artistes

La Guilde des Mercenaires

Direction : Adrien Mabire

Violaine Le Chenadec : soprano
Anaïs Bertrand : mezzo-soprano
Marnix de Cat : contre-ténor
Marc Mauillon : baryton
Renaud Bres : baryton-basse
Marc Busnel : basse

Benoît Tainturier : cornet
Juan Gonzalez Martinez : sacqueboute
Wim Becu : sacqueboute
Jean-Luc Ho : orgue

Adrien Mabire : cornets, flûtes et direction

Tarif

28€ / 26€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

Adrien Mabire, jeune et talentueux cornettiste et chef de l’ensemble La Guilde des Mercenaires nous invite à un voyage. Il a construit son programme en imaginant un groupe de musiciens français recrutés pour aller jouer à Venise pendant un office à Saint-Marc. Ils joueront d’abord des pièces profanes d’Adrian Willaert. Ils entreront ensuite dans l’édifice pour le début de l’office et y interpréteront des œuvres de Giovanni Gabrieli (1557-1612). La cérémonie s’achèvera avec un superbe magnificat en une partie de Claudio Merulo (1533-1604). Le programme montre la genèse des grandes pièces à double-chœurs, art typiquement italien, en restituant cette musique dans sa forme originelle où voix et instruments sont mêlés.

Magiciennes baroques / Jean-Luc Ho & Lucile Richardot
18/10/2019 20:30 > 22:00
Théâtre du Champ au Roy, Guingamp

Artistes

Jean-Luc Ho : clavecin
Lucile Richardot : mezzo-soprano

Tarif

22€ / 20€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

Qu’on les nomme magiciennes, sorcières, ou plus joliment enchanteresses, qu’elles soient belles ou laides, jeunes ou vieilles, implacablement cruelles ou charitables, elles n’ont cessé d’inspirer les plus beaux vers, les plus belles stances, pourvu qu’elles soient ambiguës et mystérieuses… Véritables muses des compositeurs baroques, de nombreux opéras se sont basés sur leur légende, développant des couleurs musicales expressives mêlant extase et ivresse des sentiments. La mezzo-soprano Lucile Richardot, au timbre troublant et généreux est accompagnée du talentueux Jean-Luc Ho, incarnant la génération montante du clavecin français.

Le désordre et la musique, les pouvoirs du Dieu Pan / Conférence de Philippe Borgeaud
19/10/2019 17:00 > 18:30
Château de Rosanbo, Lanvellec

Artistes

Philippe Borgeaud : historien

Tarif

8€

La nymphe qui portait le nom de Syrinx échappe à l’étreinte de Pan en s’enfonçant dans la terre. Des roseaux poussent à l’endroit où son corps disparaît. Furieux, le dieu arrache les roseaux, les brise. Puis, comprenant ce qui est arrivé, il se met à gémir. Son souffle emplit les roseaux qui dans sa main divine sont devenus l’instrument primitif et universel, la flûte de Pan.
La musique apparaît quand s’échappe l’objet du désir. Le sifflement de la flûte pastorale pousse à la danse des humains frissonnant d’éros, rayonnant d’une joie proche de l’envol.
Du désordre animal à l’équilibre, tel sera l’objet de notre réflexion, qui nous entraînera aussi du côté de la philosophie.

Encomium Musices / Léon Berben
19/10/2019 20:30 > 22:00
Église Saint Brandan, Lanvellec

Artistes

Récital à l'Orgue Robert Dallam (1653)
Léon Berben

Tarif

22€ / 20€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

Sait-on que la naissance de l’orgue ne remonte pas moins à l’Antiquité et que la syrinx (ou flûte) de Pan en est son lointain ancêtre mythologique ? Il est véritablement né au 3e siècle avant notre ère à Alexandrie, fruit des recherches d’un certain Ctésibios. Il sera alors dénommé « Hydraule », la force de l’eau associée à l’instrument à anche double, l’aulos. Après plusieurs siècles de développement et de péripéties, il trouvera sa place dans les églises d’occident et en deviendra un élément incontournable de la liturgie. Suite au Concile de Trente, son rôle se trouvera accentué et ce n’est pas un hasard si la facture et la littérature pour cet instrument connaissent un véritable essor au 17e siècle. Léon Berben nous offrira les plus belles pages des compositeurs français, anglais et espagnols de cette période avec en couronnement l’étonnante variation de John Bull, Walsingham.

Motets pour la cour Florentine de Giacomo Antonio Perti / Ensemble Concerto Soave
20/10/2019 15:00 > 17:00
Cathédrale Saint-Tugdual, Tréguier

Artistes

Ensemble Concerto Soave

Direction : Jean-Marc Aymes

María Cristina Kiehr : soprano
Lise Viricel : soprano
Nicolas Kuntzelmann : alto
Rémy Bres : alto
Benjamin Ingrao : ténor solo
Xavier Olagne : ténor
Romain Bockler : basse solo
Samuel Namotte : basse
Boris Winter : violon
Lucien Pagnon : violon
Géraldine Roux : alto
Emmanuel Mure : trompette 1
Philippe Genestier : trompette 2
Lluís Coll I Trulls : cornet 1
Friederike Otto : cornet 2
Jean-Baptiste Valfré : violoncelle
François Leyrit : contrebasse
Jean-Marc Aymes : clavecin, orgue et direction

Tarif

28€ / 26€ (réduit) / 10€ (spécial) / gratuit pour les – de 16 ans

En 2015, les festivaliers de Lanvellec ont pu découvrir une œuvre exceptionnelle, l’oratorio de G-A Perti (1661-1756), La Lingua profetica del taumaturgo di Paola, San Francesco. Elle avait été retrouvée peu de temps auparavant dans la bibliothèque de Bologne. Chose remarquable, elle mettait entre autres en scène Anne de Bretagne et son époux Charles VIII. C’est l’ensemble Concerto Soave dirigé par J-M Aymes qui l’avait interprétée. Cette œuvre a fait l’objet d’un enregistrement avec le même ensemble pour le label du festival, Lanvellec Editions et sort à l’occasion de ce concert.

Pour cet évènement, Jean-Marc Aymes nous propose d’entendre de ce même compositeur de superbes motets que Perti composa, dans la veine des grands motets français, pour la cour de Florence à l’aube du 18e siècle. Ces motets se présentent comme des œuvres d’envergure, alternant chœurs et soli, soutenus par un étonnant ensemble instrumental de cordes exceptionnellement enrichi de deux trompettes répondant à deux cornets à bouquin. L’ampleur des lignes vocales, la richesse des couleurs instrumentales, la clarté et l’équilibre de l’écriture, témoignent de la suprématie de l’art musical bolonais, qui s’imposa longtemps comme modèle à toute l’Europe. Ces motets sont ainsi des œuvres majeures de la musique baroque italienne qu’il est temps de redécouvrir.