JEUX DE VAGUES

Présentation

Le Festival Jeux de Vagues présente son édition 2020

Après une lecture de Faust...

La programmation pourra subir quelques modifications en fonction des nouvelles dates retenues.

  Au programme : deux titans d’outre-Rhin qui ont inspiré deux siècles de création musicale. En France, en Allemagne, partout à l'étranger, toutes les grandes salles de concerts se préparent déjà à célébrer le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven (1770-1827). Le Festival Jeux de Vagues ne voulait pas manquer l’occasion de se replonger dans une œuvre aussi protéiforme que prométhéenne, et qui offre des similitudes avec le Faust de Goethe (1749-1832). Grand lecteur de Goethe, Beethoven possède dans sa bibliothèque Wilhelm Meister, le Divan ouest-oriental, de nombreux poèmes ainsi que le premier Faust. Dès 1800, il esquisse un lied sur Marguerite au rouet, qui reste inachevé. Le compositeur ne fait qu’une seule et unique véritable incursion dans l’univers de Faust avec l’opus 75, six lieder tirés des poèmes de Goethe. En 1823, Beethoven rêve de se mesurer à Faust. Il espère enfin pouvoir écrire à partir de ce matériau qui constitue pour lui un sommet. À cette époque, il est occupé par la Missa Solemnis et la Neuvième Symphonie, et ce projet ne verra jamais le jour. Faust marque la rencontre manquée entre les deux piliers de la culture allemande. Ils auraient sans doute rêvé d’une collaboration mais ne se reverront jamais après leur courte entrevue de l’été 1812. Et pourtant, c’est bien l’esprit de Faust qui souffle à travers l’œuvre de Beethoven. « Qu’est-ce qui nous empêche, écrit Paul Dukas, de songer à Faust en entendant le premier mouvement de la Symphonie en ut mineur de Beethoven ? à Gretchen en écoutant le second ? à Méphistophélès en écoutant le troisième ? » Pour sa part, Wagner voyait dans l’Hymne à la joie l’apothéose de la lutte faustienne. Si la complexité du drame de Goethe est telle qu’il résiste à une mise en musique dans son intégralité, il n’en demeure pas moins une source de fascination pour les compositeurs. Ce serait une gageure de vouloir retracer le temps d’un week-end l’ensemble de la postérité musicale de l’œuvre de Goethe et de Beethoven. Le Festival Jeux de Vagues témoignera de cette rencontre manquée qui marquera le XIXe siècle. Les compositeurs des XXe et XXIe siècles s’emparent du sujet et le façonnent chacun à sa manière. Entre 1715 et 2007, paraîtront plus de 177 œuvres inspirées par Faust, cet alchimiste qui rêve de posséder la connaissance universelle et pactise avec le diable pour arriver à ses fins. Emmanuel Mercier, directeur artistique du Festival Jeux de Vagues a fait appel pour cette quatrième édition à deux pianistes-interprètes reconnus, Marie-Josèphe Jude et Jean-François Heisser qui, dans un souci de transmission de l’interprétation du répertoire, associeront de jeunes instrumentistes prometteurs tels que Tanguy de Williencourt, Jean-Baptiste Doulcet (piano), Joséphine Besançon (clarinette), Sarah Jegou-Sageman (violon), Marine Chagnon (mezzo-soprano) Les conférences seront données par Emmanuel Reibel et Jean-Yves Tadié…

Réservation disponible en ligne sur le site du festival


Programme

Ciné-Concert Faust, Projection du film Faust, une légende allemande de FW Murnau (1926) Illustration musicale par Jean-Baptiste Doulcet
21/05/2020 17:30 > 19:00
Auditorium Stephan Bouttet - Dinard

Artistes

Jean-Baptiste Doulcet, piano

Tarif

Tarif plein : 15€ – Tarif réduit : 10€ (enfants -17ans, étudiants, demandeurs d’emploi)

PASS FESTIVAL
Tarif plein : 95€ / Tarif Réduit : 65 €

Faust, une légende allemande, un chef-d’œuvre du cinéma muet, réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau, sorti en 1926.
Faust est le héros d’un conte allemand très populaire depuis le XVIe siècle, à l'origine de nombreuses réinterprétations. Goethe s’en empare et en fait l’archétype du mélancolique désabusé par les limites du savoir, un homme prêt à se damner pour dépasser sa condition. Pour l’écrivain, le mal absolu n’est pas dans la transgression des lois religieuses, morales et sociales mais dans la mélancolie, synonyme d’inaction mortifère.
Si Murnau s’inspire de l’œuvre de Goethe, il façonne son propre Faust qui cèdera par amour à la tentation satanique afin de soulager ses prochains frappés par la peste.
Ombres et lumières, larmes et fulgurances, terrifiante lutte du bien et du mal, chaos et révélation, innocence et perdition se retrouvent dans une rare puissance expressive de l’image qui marquera le cinéma expressionniste.
Le pianiste concertiste et improvisateur Jean-Baptiste Doulcet, diplômé du CNSMdp à l’âge de 17 ans en improvisation au clavier dans la classe de J-F. Zygel, accompagne régulièrement au piano des films muets dont il recrée la bande-sonore en direct.

Concert 1, Mephisto
21/05/2020 20:30 > 22:30
Auditorium Stephan Bouttet - Dinard

Artistes

Tanguy de Williencourt, piano
Joséphine Besançon, clarinette - Sarah Jegou-Sageman, violon
Marine Chagnon, mezzo-soprano – Olivier Gourdy, baryton-basse

Tarif

Tarif plein : 20€ – Tarif réduit : 10€ (enfants -17ans, étudiants, demandeurs d’emploi)

PASS FESTIVAL
Tarif plein : 95€ / Tarif Réduit : 65 €

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)

Sonate pour piano no 8 en do mineur, Op 13
composée entre 1798 et 1799 et publiée en 1799 sous le titre français de

Grande Sonate pathétique
- Grave – Allegro di molto e con brio
- Adagio cantabile
- Rondo : Allegro

Franz LISZT (1811-1886)

Mephisto-valse N° 1 (1862)

Richard WAGNER (1813-1883)

 Lied des Mephistopheles I et II

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)

Flohlied [Le chant de la puce] 
Extrait du Faust de Goethe
Troisième des six chants avec accompagnement de piano, Op.75
Composés en 1809 et dédiés à la princesse Caroline von Kinsky 

Modeste MOUSSORGSKI (1839-1881)

Chanson de la puce

Hector BERLIOZ (1803-1867)

Une puce gentille
Sérénade de Mephisto

Charles GOUNOD (1818-1893)

Sérénade de Mephisto

Ferruccio BUSONI (1866-1924)

Lied des Mephistopheles

Mark LOTHAR (1902-1985)

Zwei Mephisto-Lieder

Béla BARTÓK (1881-1945)

Contrastes, pour violon, clarinette et piano (1938)

Verbunkos (danse de recrutement)
Pihenő(repos)
Sebes (vif)

Concert-Conférence, Faust et les musiciens romantiques, Conférence d’Emmanuel Reibel, accompagné de Tanguy de Williencourt
22/05/2020 18:00 > 19:00
Auditorium Stephan Bouttet - Dinard

Artistes

Emmanuel Reibel
Tanguy de Williencourt, piano

Tarif

Tarif plein : 15€ – Tarif réduit : 10€ (enfants -17ans, étudiants, demandeurs d’emploi)

PASS FESTIVAL
Tarif plein : 95€ / Tarif Réduit : 65 €

Le vieil alchimiste pactisant avec le diable connut grâce à Goethe une seconde jeunesse : il fit rêver toute la génération romantique. La plupart des musiciens tirèrent du Faust de Goethe de nombreux lieder, tandis que certains comme Berlioz, Schumann ou Liszt s’identifièrent profondément à cette figure mythique qui incarnait alors, au prix de toutes les transgressions, le dépassement des limites et l’aspiration à l’infini.
Une enquête au cœur de la « Faustmania » musicale.

Concert 2, Marguerite
22/05/2020 20:30 > 22:30
Auditorium Stephan Bouttet – Dinard

Artistes

Marie-Josèphe Jude, Jean-François Heisser, piano
Joséphine Besançon, clarinette
Sarah Jegou-Sageman, violon
Marine Chagnon, mezzo-soprano

Tarif

Tarif plein : 15€ – Tarif réduit : 10€ (enfants -17ans, étudiants, demandeurs d’emploi)

PASS FESTIVAL
Tarif plein : 95€ / Tarif Réduit : 65 €

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)

Sonate pour piano, dite « La Tempête », Op31 n°2 en ré mineur

Largo-Allegro
Adagio
Allegretto

Mignon, 75 Nº 1 (J. W. von Goethe)

Kennst du das Land…. [Connais-tu le pays]
Premier des six chants avec accompagnement de piano, Op.75
Composés en 1809 et dédiés à la princesse Caroline von Kinsky

Franz SCHUBERT (1797-1828)

Gretchen am Spinnrade2, D.118 [Marguerite au rouet]

Gretchens Bitte D564 [La complainte de Marguerite]

Giuseppe VERDI (1813-1901)

Deh Pietoso oh addolorata

Richard WAGNER (1813-1883)

Ach, neige, Du Schmerzenreiche, Melodram ‘

Hugo WOLF (1860-1903)

Ach, neige, Du Schmerzenreiche [Oh, incline Mère des douleurs…]

Franz LISZT (1811-1886)

Gretchen
Extrait de la « Faust-Symphonie in drei Charakterbildern nach Johann Wolfgang von Goethe »
Transcription du compositeur en 1856 pour deux pianos

Igor STRAVINSKY (1882-1971)

L’histoire du soldat
Suite tirée du mimodrame et arrangée par le compositeur pour piano, clarinette et violon sur un texte de Charles-Ferdinand Ramuz
Un soldat pauvre vend son âme (représentée par le violon) au Diable contre un livre qui permet de prédire l’avenir…

1. Marche du soldat
2. Le violon du soldat
3. Petit concert
4. Tango / Valse / Ragtime
5. Danse du diable

Faust à Dinard : Causerie de Jean-Yves Tadié
23/05/2020 18:00 > 19:00
Auditorium Stephan Bouttet – Dinard

Artistes

Jean-Yves Tadié

Tarif

Tarif plein : 15€ – Tarif réduit : 10€ (enfants -17ans, étudiants, demandeurs d’emploi)

PASS FESTIVAL
Tarif plein : 95€ / Tarif Réduit : 65 €

En 1940, quand le bruit se répand que le gouvernement français pourrait quitter la capitale, Paul Valéry décide de partir pour Dinard avec sa famille, le 23 mai. Ce n’est qu’au début du mois d’août qu’il commence à écrire son Faust. La tentation de se mesurer à l’ampleur de ce projet avait plus d’une fois caressé son esprit mais jusqu’ici, il en était demeuré « aux hésitations et à la crainte d’un travail qu’il fallait considérer comme immense et redoutable. »

Le 30 avril 1932, à l’occasion de la commémoration du centenaire de la mort de Goethe, Valéry, grand admirateur du poète, prononce un discours en Sorbonne en son honneur. Il voit en lui l’incarnation d’un nouvel humanisme et universalisme, seules garanties d’un nouvel ordre européen.

Valéry décide donc d’écrire un Faust moderne, de le faire réapparaître au monde mais drapé dans un manteau moderne, cette fois dans un décor paisible et pose les questions : Que sont devenus la connaissance, l’amour, la morale et Dieu ?

Le Faust de Valéry écrit ses mémoires : « Ce que j’ai fait, ce que j’ai voulu faire, ce que j’aurais pu faire sont à l’état d’idées également vivantes en moi ; et je me trouve également capable de toutes les aventures que ma mémoire me représente ou que mes biographes me prêtent si généreusement. »

Faust devient un prince des Idées quand soudain un élégant Méphistophélès fait irruption entre Faust et Lust sa secrétaire…

Or la place que Méphistophélès occupait dans le monde a changé…

Concert 3, Faust
23/05/2020 20:30 > 22:30
Auditorium Stephan Bouttet - Dinard

Artistes

Marie-Josèphe Jude, Jean-François Heisser - piano
Marine Chagnon, mezzo-soprano – Olivier Gourdy, baryton-basse

Tarif

Tarif plein : 25€ – Tarif réduit : 15€ (enfants -17ans, étudiants, demandeurs d’emploi)

PASS FESTIVAL
Tarif plein : 95€ / Tarif Réduit : 65 €

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)

Sonate no32 en ut mineur, Op 111, composée entre 1820 et 1822

1. Maestoso – Allegro con brio ed appassionato
2. Arietta con Variazioni

Neue Liebe, Neues Leben [Nouvel amour, nouvelle vie]

Deuxième des six chants avec accompagnement de piano, Op.75
Composés en 1809 et dédiés à la princesse Caroline von Kinsky

Carl Friedrich ZELTER (1758-1832)

Es war ein König

Franz SCHUBERT (1797-1826)

Es war ein König

Hector BERLIOZ (1803-1867)

Il était un roi

Charles GOUNOD (1818-1893)

Le roi de Thulé

Franz LISZT (1811-1886)

Es war ein König

Felix MENDELSSOHN (1809-1847)

Ouverture de La première nuit des Walpurgis, Op. 60
Arrangement pour piano à quatre mains de la ballade pour chœur avec orchestre, sur un poème de Johann Wolfgang von Goethe écrit en 1799

Robert SCHUMANN (1810-1856)

Ouverture des Scènes de Faust,
Transcription pour piano à 4 mains de l’ouverture de l’oratorio profane pour solistes, chœur et orchestre, écrit entre 1844 et 1853.

Paul DUKAS (1865-1935)

L’Apprenti sorcier
Scherzo d’après la ballade de Goethe « Der Zauberlehrling . Transcription pour piano à 4 mains de L. Roques

Un apprenti sorcier tente d’animer un balai afin qu’il remplisse une bassine d’eau avec des seaux. Ne contrôlant plus son enchantement, il tente de le détruire à la hache, mais il se retrouve face à un deuxième balai suivant le premier. La maison frôle l’inondation. Le maître arrive enfin et remédie aux dégâts…